La jalousie : de quoi s’agit-il et faut-il complètement l’éviter ?

Le sentiment de jalousie n’a pas très bonne réputation. Nous en faisons tous l’expérience, ceci depuis le plus jeune âge, elle fait partie de chacun d’entre nous. Mélange de colère, de peur et de tristesse, d’attachement, d’envie et d’exclusivité, cette émotion pour le moins désagréable est souvent liée à l’amour en général : le couple, l’amitié, les relations familiales, etc. Faut-il pour autant éviter la jalousie ?

Mais d’où peut bien venir la jalousie ?

Naturellement, la psychanalyse s’est intéressée de très près à la jalousie et selon Jacques Lacan, psychiatre et psychanalyste français, il s’agit d’une souffrance nécessaire, dont les racines remontent à la toute petite enfance. En effet, elle permettrait de « couper le cordon » avec nos mères, lorsque nous réalisons que nous ne sommes pas le seul et unique centre de sa vie. Quoi qu’on en pense, la jalousie étonne aussi bien la personne qui la ressent que ceux qui en font l’objet !

Jalousie : hommes et femmes sur un pied d’égalité ?

On dit souvent que les femmes sont bien plus jalouses que les hommes, mais est-ce bien vrai ? C’est là qu’il est essentiel de prendre du recul, car contrairement aux messieurs, les dames tendent à exprimer davantage leurs doutes. Par exemple, une femme jalouse fouillera les poches de son conjoint, consultera ses e-mails, son téléphone portable. Les hommes quant à eux préféreront jauger la manière dont sa conjointe s’habille, lui demandera peut-être de se changer, etc. En résumé, tandis que les femmes jalouses vont chercher à prouver leurs soupçons, les hommes eux, essaieront de faire culpabiliser, dans certains cas de dominer, leur moitié.

Est-il possible de ne pas être jaloux ?

Il faut distinguer les différentes formes de jalousie : chez l’enfant, chez l’adulte, dans le couple, etc. Quoi qu’il en soit, ce sentiment ne doit pas prendre le dessus sur le reste, au risque de gâcher une relation, quelle qu’elle soit.

Chez l’enfant, la jalousie prend généralement vie lorsqu’un petit frère ou une petite sœur est sur le point de montrer le bout de son nez. Pour aider l’aîné à surmonter ce cap et à évoluer sans souffrir d’un sentiment d’abandon, il est conseillé de :

  • Préparer l’enfant en lui annonçant l’arrivée d’un autre bébé, autour du 4e mois de grossesse,
  • Le faire participer aux changements (lui montrer votre ventre, le laisser ressentir les coups de pieds, parler au bébé, préparation de la chambre, etc.)
  • Respecter et garder ses routines,
  • Ne jamais comparer les enfants entre eux,
  • Donner de l’importance à l’aide qu’il apporte,
  • Préserver les moments avec maman et/ou papa,
  • Tolérer les petits changements de comportement,
  • Célébrer les réussites des deux enfants,
  • Lui apprendre la solidarité et l’altruisme

Chez l’adulte, la peur et le sentiment d’insécurité sont également à l’origine de la jalousie. Qui n’a jamais eu peur de perdre un être cher, de se retrouver seul ? Il est toujours possible d’y remédier en comprenant la jalousie, afin de la tempérer :

  • Déterminez l’origine de cette jalousie (Traumatisme, manque de confiance en soi, victime d’infidélité, protection, etc.),
  • Apprenez des évènements du passé, si la jalousie vous a déjà menée à des échecs,
  • Tempérez votre imagination,
  • Travailler sur votre confiance en soi,
  • Apprenez à lâcher prise et à laisser l’autre personne vivre sa vie,
  • Parlez-en à la personne envers laquelle votre jalousie est tournée

La jalousie, oui, mais avec parcimonie !

La jalousie est naturellement présente en nous. À petite dose, maîtrisée, elle rappelle à l’autre que vous l’aimez, que vous l’affectionnez. En trop grande quantité, la jalousie étouffe, aussi bien la personne qui la ressent que celle qui en est victime. Point trop n’en faut nous dit un vieil adage, valable bien évidemment lorsqu’il s’agit de ce sentiment.